L’imposture :

Au sens le plus courant c’est une tromperie, une feinte, une entreprise de simulation mais l’idée d’imposture (comme le mot le laisse entendre) signifie que l’on simule en adoptant des attitudes, en prenant des poses. Prétendre par la pose incarner l’essentiel d’une identité, voilà le cœur de l’imposture.

 Dans Les mots   comme dans L’être et le néant, Sartre dégage une imposture plus fondamentale : celle par laquelle les hommes tâchent de se donner une densité, une contenance, en adoptant des poses, des rôles ;  l’imposture  est  à la fois intellectuelle et ontologique ; elle comprend une forme de  mensonge à soi  car chacun devrait bien sentir que ces poses sont  artificielles et seulement destinées à masquer l’indétermination fondamentale de nos possibilités,  ce que Sartre appelle notre liberté.

Exemple d’imposture :

Dans Les mots,  le grand-père de Sartre, la contagion de l’effet photographique

Dans L’être et le néant, Les conduites de mauvaise foi, P.91 NRF Gallimard